Le compost est le résultat de la dégradation des matières organiques
en présence d’oxygène. Il a l’apparence d’une substance brune, noirâtre,
qui sent la terre. C’est en fait de l’humus (la partie organique
du sol) contenant des organismes vivants et des minéraux pouvant
servir de nourriture aux plantes et libère graduellement son eau
ainsi que ses substances nutritives selon les besoins des racines
de la plante.
Le compost est principalement utilisé comme amendement de sol, dans
un champ, un jardin et pour les plantes d’intérieur. Un compost
jeune sera plutôt utilisé pour recouvrir des talus ou enrichir des
champs plusieurs mois avant les semis. Le compost plus mûr est préférable
pour les plantes d’intérieur, les jardins potagers et les pépinières.
Le compostage est une méthode de décomposition contrôlée (aération,
humidité, etc.) et accélérée des résidus putrescibles. Ainsi, ces
matières sont transformées en un produit stable nommé compost. Il
s’agit d’un processus naturel réalisé en présence d’oxygène par
des micro-organismes.
La matière organique que nous déposons dans notre composteur
est utilisée comme nourriture par des micro-organismes (champignons,
bactéries, petits insectes, etc.). Ceux-ci la découpent et s’en
nourrissent, contribuant ainsi à la transformation de la matière
en humus. Il y a deux types de matières qui forment le repas des
micro-organismes : les matières riches en carbone d’où ils tirent
leur énergie (matières brunes) et les matières riches en azote lesquelles
leur fournissent des protéines (matières vertes).
Jusqu’à 30% de nos ordures ménagères sont constituées de matières
végétales : feuilles, herbe, résidus de jardin et résidus de cuisine
végétaux. Règle générale, tout ce qui est d’origine végétale peut
se composter, et à l’inverse les matières d’origine animales sont
à éviter.
Puisque certaines matières peuvent être plus difficiles à composter
que d’autres, voici une liste (non exhaustive) des matières à composter
et à ne pas composter.
Matières riches en carbone
(les bruns, les matières sèches)
Herbes sèches
Plantes mortes séchées
Paille et foin secs
Brindilles et petites branches
Sciure de bois non traité
Marc de café
Sachets de thé
Pâtes alimentaires
Pain
Riz
Céréales
Écales de noix
Noyaux
Papier journal
Serviettes de papier
Terre
Matières riches en azote (les verts, les matières humides)
Fruits
Légumes
Pelures
Rognures de gazon (attendez qu’elles soient séchées ou mettez-les
en petite quantité et mélangez- les bien)
Mauvaises herbes fraîches
Algues
Coquilles d’œufs
Matériaux à ne pas composter
Mauvaises herbes montées en graine
Rognures de gazon fraîches en grande quantité
Viandes et poissons
Huile (gras)
Produits laitiers
Os
Excréments d’animaux et litière
Plantes malades
Feuilles de rhubarbe (la tige peut être compostée)
Il suffit de se procurer un composteur chez un marchand de la
Ville de Lévis (voir
la liste des composteurs offerts à Lévis) ou encore
de s’en fabriquer un. Il faut ensuite l’installer sur un espace
préalablement déchaumé situé dans un coin de terrain mi-ombragé
qui s’égoutte bien.
On commence par y déposer quelques branchages dans le fond ainsi
qu’environ 20 centimètres d’épaisseur de matériaux riches en carbone
(feuilles mortes, paille). Nous voilà prêt à composter! On y ajoute
ensuite les résidus de table végétaux que l’on accumule à la maison,
les résidus de jardins ou tous les autres résidus verts. Chaque
fois que vous y déposerez des résidus verts, prenez soin de les
recouvrir de matériaux bruns ou à défaut de matériaux bruns, d’une
pelletée de terre. De cette façon, on évitera l’apparition d’odeurs
et de mouches. Allez-y toujours en alternant les matériaux verts
et bruns à raison de deux fois plus de matériaux bruns que de verts
(2 bruns pour 1 vert). Voilà! Dès que votre composteur contiendra
plus ou moins 60 litres de matériaux, les matières commenceront
à se transformer, dégageant une légère chaleur et un peu d’humidité.
Afin d’améliorer l’efficacité du compostage, brassez le contenu
de votre composteur de temps en temps, ce qui lui donnera plus d’air.
Assurez-vous qu’il soit assez humide : lorsque vous prenez une poignée
dans votre main, la sensation est comparable à une éponge essorée.
S’il est trop sec, arrosez-le un peu.
Solution : retourner le tas et ajouter des matières riches
en carbone ou protéger des pluies et diminuer l’arrosage.
Le tas reste froid ou ne chauffe qu’au centre
Cause : le volume du tas est trop petit, la surface du tas
est exposée à l’assèchement (soleil, vent) ou encore, le tas
manque de matières riches en azote.
Solution : ajouter de la matière et brasser ou recouvrir
d’une toile de jute ou ajouter des matières riches en azote.
Les mouches ou certains animaux sont attirés
Cause : mauvais recouvrement des résidus verts ou présence
de matières non recommandées (viande, produits laitiers).
Solution : recouvrir avec du vieux compost, de la terre,
des feuilles ou enlever les matières non recommandées.
Afin de vous aider à mieux composter, la Ville de Lévis vous offre
des formations gratuites sur le compostage domestique au printemps
et à l’automne. Consulter les pages réservées par la Ville de Lévis
dans votre hebdo local pour connaître les lieux et dates des formations.
Pour plus d’information concernant le compostage domestique, vous
pouvez aussi consulter les références et liens suivants ou, en tout
temps, sur les heures d’ouverture de la Ville, contacter la ligne Info-collecte au 835-8225.
Sites Internet
Conseil Canadien du compostage
Site officiel de cet OBNL ayant pour but de promouvoir le développement
du compostage : www.compost.org
Recyc-Québec
Site gouvernemental traitant de recyclage et de compostage (techniques,
avantages, etc.) :
www.recyc-quebec.gouv.qc.ca
Livres
DUPLESSIS, Josée, Nova Envirocom, Le compostage facilité/Guide sur
le compostage domestique, Québec 2006, 107 pages.
Disponible gratuitement sur le site de Recyc-Québec à :
www.recyc-quebec.gouv.qc.ca
MUSTIN, Michel, Le compost : Gestion de la matière organique, François
Dubuc, 1987, 956 pages.
PELLETIER, Danielle, Comment faire du compost chez soi, Les Publications
du Québec, 1991, 33 pages.
GAGNON, Yves, Le jardinage écologique, deuxième édition, Les Éditions
Colloïdales, 2002, 269 pages.
MICHAUD, Lili, Le jardinage éconologique, Quand économie rime avec
écologie, Éditions multimondes, 2004, 178 pages.