Mise à niveau nécessaire pour les rues, les axes routiers et les infrastructures avec une hausse moyenne de 3,5%

Le Communiqué
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Lévis, le 18 décembre 2018 – La Ville de Lévis a présenté hier son budget pour l’année 2019 totalisant 285,9 M$. Afin d’assurer la pérennité de ses infrastructures et de faire face aux défis liés à sa croissance, tout en améliorant le niveau de qualité de vie sur son territoire, une hausse de taxes moyenne de 3,5 % répartie équitablement entre les secteurs résidentiel, commercial et industriel est nécessaire. Bien qu’un travail rigoureux de réduction des dépenses ait été réalisé, l’administration municipale a dû faire ce choix difficile.

 « Nous sommes confrontés à la situation suivante : une ville en pleine croissance avec une très faible marge de manœuvre. Pour répondre à cet essor et au rattrapage nécessaire dans la mise à niveau de nos infrastructures, nous devons investir davantage, comme c’est le cas dans les grandes villes en pleine croissance », a mentionné monsieur Gilles Lehouillier, maire de Lévis.

Deux facteurs principaux expliquent la faible marge de manœuvre de la Ville de Lévis : d’abord une charge fiscale nettement inférieure à la moyenne des 10 grandes villes québécoises, de même que le plus bas ratio des dépenses sur la richesse foncière uniformisée (RFU) de ces mêmes villes. Il est également à noter que l’augmentation moyenne du compte de taxes inclut l’ensemble des taux fonciers, à savoir : la taxe foncière générale, la comptabilisation des anciennes dettes et les tarifs liés à l’eau, à la gestion des déchets et à l’assainissement. Enfin, précisons que 2 % de la hausse annoncée est attribuable à un vaste programme de réfection des rues et de mise à niveau des infrastructures d’aqueduc et d’égouts entamé depuis quelques années, ainsi qu’à l’ajout de nouvelles infrastructures (Quai Paquet, Complexe aquatique multifonctionnel, viaduc Saint-Rédempteur).

Une charge fiscale plus faible que la moyenne
Monsieur Clément Genest, président du Comité des finances de la Ville de Lévis, a précisé que la charge fiscale moyenne des Lévisiennes et des Lévisiens est la deuxième plus faible des 10 grandes villes du Québec. Selon les rapports financiers audités 2017 et les statistiques du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH), la charge fiscale moyenne des résidences d’un logement était de 2 758 $ alors que la moyenne des 10 grandes villes s’élevait à 3 121 $, soit 13,2 % de plus (voir tableau 1).

Meilleur ratio des dépenses sur la richesse foncière
Selon le MAMH, les dépenses de la Ville de Lévis sur la richesse foncière uniformisée sont les plus basses parmi les 10 grandes villes québécoises, se situant à 1,56 % comparativement à 2,17 % pour la moyenne, soit 39 % de plus qu’à Lévis. Ainsi, pour rejoindre cette moyenne, la Ville devrait ajouter 112 M$ à son budget. Cette comparaison démontre bien que Lévis est une des villes les plus efficaces et efficientes du Québec (voir tableau 2).

2 % attribuables à la réfection des rues et à la mise à niveau des infrastructures
La Ville entreprendra en 2019 un programme sans précédent de travaux sur les axes routiers ainsi que sur les infrastructures d’aqueduc et d’égouts. Ce rattrapage incontournable des dernières années a, à lui seul, un impact de 2 % sur le compte de taxes. Ainsi, au cours des trois prochaines années, 50 M$ seront investis pour la réfection des rues, des bordures et des trottoirs et 66 M$ pour la mise à niveau des infrastructures d’aqueduc et d’égouts. D’ailleurs, le dernier plan directeur de la Ville de Lévis sur l’entretien des rues mentionne que, s’il n’y a pas d’augmentation substantielle des investissements, 40 % de ses rues seront à refaire d’ici 15 à 20 ans. Rappelons qu’entre 2008 et 2018 seulement, la Ville a ajouté environ 56 kilomètres de rue, ce qui porte le réseau municipal à 913 km.

Des investissements justifiés
L’inflation, la faible participation ou l’absence de participation gouvernementale à certains projets névralgiques tels que le viaduc Saint-Rédempteur, de même que le désir de la Ville de conserver une faible tarification de ses services, laquelle est d’ailleurs la plus basse des cinq villes comparables de moins de 200 000 habitants, expliquent en partie la hausse annoncée. À cela s’ajoutent des projets de mise à niveau et de développement primordiaux pour faire face à sa croissance :

  • le programme quinquennal de réfection de rues;
  • la réalisation du viaduc de Saint-Rédempteur;
  • la construction du Complexe aquatique multifonctionnel du secteur Saint-Nicolas;
  • le développement et la mise à niveau des équipements sportifs;
  • l’aménagement des grands parcs urbains et la mise à niveau des parcs linéaires;
  • la viabilisation de nouvelles rues industrielles;
  • la revitalisation des secteurs traditionnels;
  • le maintien de la collecte hebdomadaire des déchets;
  • l’augmentation des heures d’ouverture de l’écocentre;
  • le déploiement d’un plan d’action contre l’agrile du frêne.

À la fin du programme triennal d’immobilisations (PTI) 2019-2020-2021, la Ville de Lévis aura stabilisé la mise à niveau de ses infrastructures.

Un plan de gestion de la dette pour les 10 prochaines années
En raison de sa croissance exceptionnelle, la Ville s’est donné un plan d’action clair pour la gestion de sa dette pour les 10 prochaines années. Ce plan prévoit une diminution des emprunts nets dès 2022, ce qui permettra de stabiliser la dette. En 2019, le service de la dette (capital et intérêts) s’élèvera à 56,1 M$, soit une hausse de 4,9 M$. Cette variation est composée de l’augmentation de 2,7 M$ en remboursement en capital et de 2,2 M$ en intérêts. Précisons que la dette totale consolidée de la Ville de Lévis se chiffre à 443 M$ au 31 décembre 2017 sur un actif de 1,58 G$. L’endettement à long terme sur la RFU demeure le plus faible parmi les cinq villes comparables du Québec (voir tableau 3). Prenons l’exemple d’une maison unifamiliale dont la valeur est de 240 000 $, l’hypothèque pour la Ville se chiffrerait alors à 100 000 $.

La Ville respecte également les trois ratios de sa politique de gestion de la dette :

  • endettement sur la RFU : 2,45 % au 31 décembre 2017 (sous la moyenne des cinq villes québécoises comparables de moins de 200 000 habitants, qui est de 3,01 %);
  • endettement par unité d’évaluation : 7 824 $ au 31 décembre 2017 (sous la moyenne des cinq villes québécoises comparables de moins de 200 000 habitants, qui est de 8 436 $);
  • ratio du service de dette sur le budget de 19,6 %, sous la barre des 20 %. 

Efforts d’optimisation
La Ville de Lévis a par ailleurs poursuivi ses efforts d’optimisation et a effectué un exercice rigoureux de réduction des dépenses anticipées, atteignant 37 M$ au cours des six dernières années, et ce, en maintenant des services de haute qualité. D’ailleurs, de récents sondages illustrent clairement un taux de satisfaction très élevé chez la population lévisienne.

Diversification des revenus
« En plus des efforts considérables des dernières années, nous travaillons actuellement à des stratégies orientées vers la recherche de nouveaux revenus liés à l’innovation et au développement industriel. Nous sommes également solidaires des démarches de l’Union des municipalités du Québec en vue d’obtenir le transfert d’un point de la taxe de vente du Québec et du paiement à 100 % des taxes par le gouvernement sur ses immeubles (réseau de la santé et des services sociaux et institutions scolaires) », a poursuivi le maire Lehouillier.

Enfin, les efforts importants qui sont déployés pour accroître les revenus ont engendré des apports financiers supplémentaires de 4 M$ provenant de l’augmentation de la richesse foncière. Effectivement, les nouveaux revenus générés grâce à la stratégie de développement résidentiel, commercial et industriel représentent l’équivalent de 1,8 % sur un compte de taxes.

Meilleure croissance de la richesse foncière
De 2014 à 2018, la richesse foncière uniformisée est passée de 16 G$ à 18,3 G$ (voir tableau 4). « Lévis continue de faire bonne figure et occupe toujours le premier rang au chapitre de la croissance de sa richesse foncière avec un taux de 13,9 % au cours des quatre dernières années, alors que la moyenne des 10 grandes villes du Québec est de 12,1 % », a précisé monsieur Genest (voir tableau 5).

Maintien du paiement du compte de taxes en 12 versements
Tout comme elle s’est engagée à le faire, la Ville de Lévis maintient une mesure unique au Québec, soit la possibilité de payer, sans frais ni intérêt, son compte de taxes municipales en 12 versements égaux. D’ailleurs, près de 95 % des contribuables ont adhéré au mode de paiement électronique.

Un personnel efficace et engagé
La Ville de Lévis se démarque grâce à l’engagement exceptionnel des membres de son personnel. En comparaison avec les grandes villes québécoises de plus de 100 000 habitants, elle compte 8,95 employés par 1 000 habitants alors que la moyenne s’élève à 10,47, soit 17 % de plus qu’à Lévis. Des données qui témoignent de l’efficience du personnel de la Ville, et ce, à la plus grande satisfaction de la population lévisienne qui exprime un excellent taux de satisfaction à l’égard de ses services municipaux.

En terminant, le maire a tenu à féliciter le président du Comité des finances, monsieur Clément Genest, les membres du comité, le directeur général de la Ville, monsieur Simon Rousseau, le directeur des finances et trésorier, monsieur Marcel Rodrigue, de même que l’ensemble du personnel pour leur contribution à l’élaboration du budget 2019 et au développement harmonieux de la ville.

Une journée dans la vie d’un citoyen
La population est toujours invitée à contribuer au projet Une journée dans la vie d’un citoyen en partageant ses commentaires ou suggestions au ville.levis.qc.ca. Pour en savoir plus sur la Ville de Lévis, consultez le ville.levis.qc.ca et le fil Twitter undefinedtwitter.com/VilledeLevis.

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Source :
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Information :              
Geneviève Côté, attachée de presse
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Document PDFAnnexe du budget 2019 (1.0 Mo)

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